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L’accès aux soins, une priorité, … un défi ! Visite du Président de la Région Nouvelle-Aquitaine à Monpazier le 23 avril 2026

Modifié le 28/04/2026
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Dans le cadre de la visite du Président de la Région Nouvelle Aquitaine, Alain ROUSSET, le 23 avril dernier, le Président du Département, Germinal PEIRO, le président de la Communauté de communes Bastides Dordogne-Périgord, Laurent PEREA, sa Vice-Présidente en charge de la santé, Marie-Lise MARSAT, son Vice-Président en charge du développement économique, Christophe CATHUS ainsi que des élus locaux, se sont réunis à Monpazier autour du maire et Vice-Président de la Communauté de communes, Fabrice DUPPI, pour discuter d’un des grands défis du territoire : l’accès aux soins.

Face au départ à la retraite de nombreux médecins et au vieillissement de la population, l’accès aux soins est devenu un enjeu majeur pour les territoires ruraux touchés par la désertification médicale.

Monpazier est connue pour être un modèle de Bastide et un joyau patrimonial ; c’est aussi un village classé parmi les Plus Beaux Villages de France et labellisé Ville et Métiers d’Art. Cette commune de 450 habitants accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs qui viennent pour la qualité de son patrimoine mais également pour découvrir les artisans d’art, qui sont une vingtaine à avoir élu domicile ici. Et malgré ce dynamisme, Monpazier a subi de plein fouet, il y a quelques années, une autre réalité : le départ de trois praticiens en peu de temps : un départ, une retraite, et un troisième médecin incapable d’absorber seul la charge de travail.

Pour un bassin de vie de 2 300 habitants, cette situation n’est pas un cas isolé. En avril 2022, l’ARS (Agence Régionale de Santé) Nouvelle-Aquitaine a classé la Communauté de communes Bastides Dordogne-Périgord en Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP), signalant une offre de soins insuffisante.

Avec le soutien de la Région, du Département, de l’État et de l’Europe, et grâce à la mobilisation des élus et des professionnels de santé, cette crise de l’accès aux soins a été transformée en opportunité. La collectivité s’emploie à soutenir toutes les initiatives proposées par les professionnels de santé et à renforcer l’accès aux soins pour soulager les médecins surchargés. Consciente que les solutions sont multiples et qu’elles sont toutes complémentaires, la démarche a débuté par la consultation des institutions et des professionnels de santé pour chercher des solutions.

Un Centre Intercommunal de Santé : la réponse collective

Après cette phase de concertation, en 2023, la communauté de Communes Bastide Dordogne-Périgord a engagé une politique volontariste à l’échelle de ses 47 communes et de ses 20 000 habitants : la création d’un Centre Intercommunal de Santé, avec pour ambition de rendre le territoire attractif à des médecins généralistes.

Le principe est de permettre à des médecins salariés, peu attirés par une activité libérale, de venir exercer la profession de médecin généraliste dans des infrastructures professionnelles.

Ce centre a son siège à Beaumontois-en-Périgord et se déploie sur trois antennes : Le Buisson-de-Cadouin (avec un médecin généraliste et une secrétaire médicale), Monpazier (avec deux médecins généralistes et une assistante médicale), Capdrot (avec une dentiste et une assistante dentaire).

Un maillage pensé pour que chaque habitant puisse accéder à un professionnel de santé à moins de 20 km de chez lui, sur un territoire qui s’étend de Biron au sud jusqu’à Saint-Félix-de-Villadeix au nord.

Le bilan est très concret : depuis sa création, ce sont près de 3 000 patients qui ont retrouvé un parcours de soins et 19 300 consultations (médicales et dentaires) qui ont été effectuées.

Le pari du salariat : un modèle qui attire les médecins

Le choix le plus structurant de ce projet est celui du salariat des professionnels de santé, en complément de l’offre libérale existante. Un pari audacieux, qui répond à une réalité nouvelle de la médecine.

Les profils qui rejoignent le centre illustrent bien cette évolution :

  • les jeunes médecins, qui aspirent à exercer leur métier avec passion sans sacrifier leur vie personnelle. Là où un médecin libéral peut travailler 70 heures par semaine, le salarié exerce 35 heures, dans un cadre sécurisant, avec un secrétariat qui prend en charge tout l’administratif.
  • les médecins en fin de carrière, qui souhaitent continuer à exercer à leur rythme. C’est ainsi qu’un médecin du Nord, proche de la retraite mais toujours passionné, a accepté de s’installer à Monpazier à mi-temps — une installation qui n’aurait jamais eu lieu sans l’offre de salariat.

Ce modèle est attractif, il stabilise les équipes et garantit une continuité des soins pour les habitants.

Pour aller plus loin, des travaux ambitieux…

La visite du Président de la Région, Alain ROUSSET, a été l’occasion de présenter les prochaines étapes du projet, avec une deuxième tranche de travaux portée par la Communauté de communes.

 

À Monpazier, les travaux d’un montant estimé à 366 000 € HT concerneront :

  • la création de deux cabinets médicaux et de deux cabinets paramédicaux supplémentaires ;
  • la réorganisation complète des espaces d’accueil ;
  • la création d’un secrétariat, de sanitaires et d’une tisanerie.

À Beaumontois-en-Périgord, une enveloppe de 86 000 € permettra la mise en accessibilité du site principal, avec l’installation d’un ascenseur et des aménagements complémentaires, indispensables à l’accueil de nouveaux praticiens.

L’objectif est clair : attirer de nouveaux médecins dès 2026

Il s’agit de permettre l’installation de nouveaux professionnels dès 2026, et de répondre à des demandes déjà exprimées (kinésithérapeutes, psychomotriciens et autres spécialistes) pour lesquelles les locaux actuels sont trop exigus.

Ce projet est rendu possible grâce au soutien conjugué de l’Union Européenne, de la Région Nouvelle-Aquitaine, de l’État et à l’autofinancement de l’Intercommunalité.

La question du logement, condition sine qua non

Un sujet est ressorti avec force lors des échanges : sans logement, pas de médecin. L’installation d’un professionnel de santé sur un territoire rural ne se résume pas à un cabinet disponible. Elle suppose de pouvoir accueillir le praticien et sa famille dans de bonnes conditions.

Un logement meublé est d’ores et déjà mis à disposition à Monpazier par la Communauté de communes pour accueillir les médecins juniors. Un détail qui change tout. Par ailleurs, deux postes de médecins juniors ont été accordés par l’État sur notre territoire, preuve que la dynamique engagée est reconnue et encouragée au niveau national.

Un engagement partagé, un modèle à diffuser

La journée a été l’occasion d’échanges entre élus, praticiens et partenaires institutionnels. Le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine a exprimé son souhait de mieux analyser ce modèle économique avec l’Assurance Maladie, pour envisager son déploiement à plus grande échelle.

Car si le modèle du salariat médical fonctionne, et il fonctionne, il mérite d’être étudié, affiné et diffusé. La question du financement reste un enjeu : les recettes issues des actes remboursés par l’Assurance Maladie ne couvrent pas intégralement les charges, et les collectivités assument aujourd’hui une part du déficit. C’est un choix politique assumé, parce que laisser des pans entiers de population sans accès aux soins est inacceptable.

Des pistes ont été évoquées : renforcer le rôle des infirmiers en pratique avancée (IPA), qui peuvent déjà renouveler des ordonnances et alléger la charge des médecins ; ouvrir une discussion structurée avec l’Assurance Maladie pour repenser le modèle de financement… Au fond, ce qui se construit à Monpazier et sur l’ensemble du territoire, c’est bien plus qu’un projet de santé. C’est la preuve que les territoires ruraux peuvent innover, agir et gagner.

« Il faut que l’on arrive à imposer une évaluation globale. Tous les scientifiques disent qu’il y a un consensus pour affirmer que l’on ne fait pas assez de prévention, je pense notamment à la santé mentale des jeunes. Il faut savoir qu’un quart des jeunes sont concernés, et notamment les jeunes filles. L’autre question est la nécessité d’organiser, ici, des permanences de spécialistes qui viennent de Limoges ou de Bordeaux. »

Alain ROUSSET — Président de la Région Nouvelle-Aquitaine

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