Aide à domicile

LE SERVICE D’AIDE A DOMICILE vous accompagne pour :

« L’ENTRETIEN DU CADRE DE VIE »

Nous assurons ou aidons à réaliser l’entretien ponctuel ou régulier de votre logement et/ou du linge (ménage quotidien, vitres, remise en état, blanchisserie, repassage).

« L’AIDE A LA PERSONNE ET L’AIDE AUX AIDANTS »

Nous proposons aux personnes fragilisées par l’âge, la maladie ou le handicap, du personnel qualifié pour l’aide à l’accomplissement :

  • Des actes essentiels de la vie quotidienne
  • Des activités domestiques
  • Des activités sociales et relationnelles
  • Démarches administratives

Nous pouvons être le relais pour remplacer ponctuellement ou régulièrement des aidants non professionnels (conjoint, enfants de la famille, etc..) auprès de personnes malades 7 jours sur 7. Nous assurons également des gardes de nuit (20h-8h) ou de jour.

« REPAS A DOMICILE »

Les Aides à domicile élaborent des menus, font les courses, réalisent des repas. Elles peuvent également aider à la prise de ces repas tout en surveillant le comportement alimentaire.

« PORTAGE DE REPAS »

Le Portage de Repas à domicile est un service qui s’adresse à tous qui, pour des raisons de santé et / ou d’environnement, ne sont pas en mesure, temporairement ou définitivement, de faire les courses ou de préparer les repas. Nous proposons un service Portage Repas en liaison chaude, les menus sont élaborés par une diététicienne de l’EHPAD. Nous assurons la livraison tous les jours y compris week-end et jours fériés. (BEAUMONTOIS EN PERIGORD et MONPAZIER).

« TRANSPORT ACCOMPAGNE »

Les Aides à domicile peuvent assurer le transport de la personne aidée pour lui permettre de sortir et de réaliser un ensemble d’activités hors de son domicile (loisirs, soins, courses, …) et exercer des droits civiques et / ou religieux.

« LA GARDE DU DOMICILE EN VOTRE ABSENCE »

Nous proposons des solutions pour gérer l’absence au domicile : ouverture, fermeture des volets, relève du courrier, soins aux animaux domestiques, préparation du retour à domicile après hospitalisation…

NOS PARTENAIRES

Les cabinets médicaux et infirmiers

 LE SERVICE DE SOINS INFIRMIERS D’AIDE A DOMICILE (S.S.I.A.D.)

Pour le secteur du BEAUMONTOIS en PERIGORD et LALINDE :

SSIAD de Lalinde : 29 Bd de la Résistance 24150 LALINDE Tel : 05.53.27.99.70

Pour le secteur du BUISSON DE CADOUIN :

SSIAD du Buisson : Centre de Santé, Avenue de la Dordogne 24480 LE BUISSON DE CADOUIN Tel : 05.53.22.03.84

Pour le secteur de MONPAZIER :

SSIAD de BELVES : Hôpital local de Belvès Place Maurice BIRABEN 24170 BELVES

Tel : 05.53.31.42.42

Centres hospitaliers et de convalescence

Les services du Conseil Départemental (APA, MDPH, CMS…)

Les caisses de retraites

Les organismes de Sécurité Sociale

Les organismes de TELE-ALARME

Il s’agit d’un système très simple qui permet de déclencher à distance, un secours immédiat en cas de besoin (chute, malaise, bruits anormaux, etc.…. Une simple pression sur un médaillon porté par la personne, suffit.

ESA (Equipe Spécialisée Alzheimer)

La Plate-forme de Répit

Les organismes de tutelle

PTA (Plate-forme territoriale d’Appui) – Maison des réseaux – MAIA

HAD (Hospitalisation A Domicile)

 

QUEL TYPE D’INTERVENTION ?

Le CIAS vous propose deux types de service : le « prestataire » et le « mandataire ». Le responsable de secteur vous conseille la solution la plus adaptée à votre situation.

 

LE SERVICE PRESTATAIRE

Le CIAS se charge de vous trouver l’Aide à Domicile qualifié pour la prestation que vous demandez. Vous avez uniquement un contrat d’intervention et le règlement de fonctionnement à accepter et à signer.

LE SERVICE MANDATAIRE

Le CIAS en qualité de « Mandataire » effectue toutes les démarches administratives relatives à l’emploi de votre personnel :

  • Recherche et propose du personnel susceptible d’intervenir à votre domicile.
  • Rédige le contrat de travail.
  • Etablit la fiche de paie de votre salarié(e).
  • Effectue les déclarations à l’URSSAF et demande l’exonération des charges si vous avez plus de 70 ans, ou sous certaines conditions.
  • Etablit la déclaration à la CPAM en cas d’arrêt de travail (maladie-accident du travail)
  • Vous conseille en cas de rupture du contrat de travail.
  • Vous propose une remplaçante en cas d’absence de votre salarié(e).

 

EN CAS DE RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL

(Départ en maison de retraite, décès, déménagement, ……etc.)

La durée du préavis de licenciement est fixée à :

  • Une semaine de date à date pour l’employé comptant moins de 6 mois d’ancienneté,
  • Un mois pour l’employé ayant entre 6 mois et deux ans d’ancienneté,
  • Deux mois pour l’employé ayant plus de deux ans d’ancienneté.

L’indemnité de licenciement (à partir de 2 ans d’ancienneté) est calculée de la façon suivante :

  • Pour l’employé ayant moins de 10 ans d’ancienneté : 1/10è de mois par année d’ancienneté,
  • Pour l’employé ayant plus de 10 ans d’ancienneté : 1/10è de mois par année d’ancienneté pour les dix premières années et 1/6è de mois au-delà.

LES DEPLACEMENTS

Si votre Aide à Domicile utilise votre véhicule, vous devez vérifier que l’assurance le permet.

Elle peut également utiliser son véhicule personnel à condition de détenir une assurance couvrant les déplacements professionnels et d’être dédommagée des frais engagés.

L’article 20 (paragraphe e) de la Convention Collective Nationale des Salariés du Particuliers Employeur prévoit l’application du barème des fonctionnaires pour le remboursement des frais kilométriques. Les indemnités fixées sont des minima.

L’Employeur a la possibilité d’utiliser le barème fiscal. Il s’agit d’un maximum.

EN CAS D’ABSENCE

Si vous êtes absent en dehors des congés de votre Aide à Domicile, vous êtes tenu de lui maintenir son salaire.

QUI SONT VOS INTERLOCUTEURS ?

LE RESPONSABLE DE l’ANTENNE ET DE SECTEUR

Le Responsable d’antenne assure le fonctionnement du service, gère les relations avec le bénéficiaire, les Aides à Domicile, la responsable de secteur et le personnel administratif.

Il est votre interlocuteur privilégié. Il réalise :

  • L’évaluation à domicile
  • L’organisation des interventions
  • Le suivi de la mise en place
  • La modification de la nature de l’intervention en fonction d’un changement de situation
  • L’encadrement des Aides à Domicile
  • La planification, avec les agents du planning

 

LE PERSONNEL ADMINISTRATIF

L’agent d’accueil vous renseigne et vous oriente en fonction de votre demande, Le service planning gère l’emploi du temps des intervenants à votre domicile.

 

L’AIDE A DOMICILE ET L’AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE

L’Aide à Domicile/Auxiliaire de Vie Sociale a pour mission d’assurer l’entretien du cadre de vie, l’aide à la personne, permettant ainsi d’accompagner les personnes dans leur vie quotidienne. Ce faisant, elle contribue à maintenir le lien entre la personne aidée et l’extérieur.

Son action est complémentaire à l’intervention de l’Aide Soignante, de l’Infirmière ou de tout autre professionnel du secteur médico-social. Les Auxiliaires de Vie Sociale sont diplômées.

CE QU’ELLE FAIT

FONCTIONS D’ORGANISATION DU QUOTIDIEN :

  • Entretien du logement : ménage, entretien du linge, repassage, petits travaux de couture, nettoyage des vitres…
  • Alimentation : préparation et aide à la prise des repas, surveillance à la prise des médicaments
  • Accompagnement : aide aux sorties et aux courses, à la marche, aide au lever ou coucher.
  • Hygiène et confort corporel : aide à la toilette, à se coiffer, à se raser, à se maquiller, à s’habiller.

 FONCTIONS RELATIONNELLES (RÔE DE SOUTIEN) :

  • Accompagnement social : activités de loisirs aide aux démarches administratives courantes, soutien moral, entretien des liens affectifs avec la famille, les amis, les voisins, …

 FONCTIONS DE PREVENTION ET DE COORDINATION (RÔE DE CONSEIL) :

  • Participation au maintien d’une certaine qualité de vie par des conseils appropriés à une bonne hygiène, à l’équilibre de l’alimentation et à la sécurité de la personne.
  • Stimuler, motiver, encourager les personnes les plus dépendantes au niveau de la mémoire et du maintien de l’autonomie physique.

L’Aide à Domicile/Auxiliaire de Vie Sociale participe régulièrement à des réunions collectives : formations et informations sur différents sujets en rapport avec l’exercice de son métier.

     CE QUE NE PEUT PAS FAIRE L’AIDE A DOMICILE

Les règles qui s’appliquent en matière de protection de la santé des salariés et la sécurité au travail nous obligent à exclure les tâches suivantes :

  • Effectuer des soins nécessitant la possession d’un diplôme spécifique.
  • Assurer la toilette complète des personnes non valides : cette action devant être assurée par un service de soins, dans la limite des places disponibles ou par un infirmier libéral.
  • Couper les ongles des pieds et des mains.
  • Les grands ménages (nettoyer des caves ou des greniers ; lessiver des murs, des plafonds ou des moquettes ; faire de la peinture ou de la tapisserie ; décaper des portes, parquets ou façades) ; entretien des vitres de vérandas.
  • Déplacer les meubles ou les gros appareils électroménagers. Retourner les matelas seule.
  • Faire des gros travaux de jardinage, des travaux agricoles, couper du bois, ramoner les cheminées.
  • Faire de grosses lessives sans machine automatique.
  • Nettoyer les vitres de vérandas.

Mais aussi :

  • Intervenir à une autre adresse sauf autorisation de la personne aidée et du CIAS.
  • Intervenir pour des tiers vivants ou non au domicile de la personne.
  • Intervenir en votre absence sauf avec l’autorisation du CIAS.
  • Emporter du travail chez elle (linge à laver) ou apporter du matériel de chez elle.
  • S’immiscer dans les affaires de la famille et dans la vie privée des personnes.

LES DEVOIRS DU PERSONNEL

Le personnel est tenu de respecter une discrétion professionnelle, le secret professionnel.

Tout retard et toute absence de l’Aide à Domicile doivent être justifiés auprès du responsable du CIAS BDP.

Durant son service le personnel ne doit recevoir aucune visite, ni communication téléphonique personnelle sauf exception.

Le personnel ne doit accepter aucune gratification de la part de la personne aidée.

Le personnel ne doit solliciter ni emprunt, ni donation. Il est absolument interdit au personnel de détenir une procuration, un chèque en blanc ou le code d’une carte bancaire.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Afin d’assurer une prestation de qualité, le matériel nécessaire doit être mis à la disposition de L’Aide à domicile :

  • Matériels et produits d’entretien du logement et tout ce qui est nécessaire à son hygiène de travail personnel (essuie-mains, savon, gants de protection ménagers…)
  • L’Aide à domicile doit pouvoir accéder à toute commodité nécessaire à son travail (eau chaude, aspirateur, fer à repasser, machine à laver le linge, …… et cela, en toute sécurité (matériel en bon état et conforme à la législation).
  • Les produits d’entretien doivent rester dans leur emballage d’origine et il convient de ne pas mélanger un produit d’entretien avec un autre.

COMMENT SE DEROULE LA PRESTATION ?

 

Du premier contact au suivi de la prestation, le CIAS vous accompagne dans vos démarches et vous aide à bénéficier de la prestation la plus adaptée à votre demande.

DES LE PREMIER CONTACT

Le CIAS vous remet :

– Le livret d’Accueil

Le CIAS vous propose un rendez-vous à votre domicile avec le responsable d’antenne ou de secteur dans les plus brefs délais. Dans certains cas, le CIAS peut prendre contact avec les intervenants médico-sociaux (assistante sociale, infirmière, médecin, …)

RENDEZ-VOUS A DOMICILE

Le responsable d’antenne et de secteur :

  • participe à l’évaluation de vos besoins
  • préconise un accompagnement individualisé adapté à vos besoins
  • aide à la constitution du dossier de prise en charge

DEVIS ESTIMATIF

Un devis gratuit estimatif est établi en fonction du plan d’aide défini sous réserve :

  • de l’exactitude des renseignements fournis
  • de la prise en charge notifiée par l’organisme financeur
  • du nombre d’heures prises en charge sur le nombre d’heures nécessaires

PROPOSITION

Le responsable d’antenne et de secteur et vous :

  • établissez un plan d’aide
  • définissez le planning d’intervention
  • déterminez les compétences requises de l’aide à domicile
  • déterminez la personne de confiance

Le projet d’accompagnement sera précisé dans « le contrat d’intervention (pour le service Prestataire) »

LE SUIVI

À chaque intervention, l’agent doit pointer, soit par la télégestion, ou, le cas échéant, en vous faisant signer une fiche de travail et éventuellement une fiche de déplacements. Ces pointages servent de base à l’établissement de la facture et du bulletin de salaire de l’aide à domicile.

En cas d’absence ou de congés de l’Aide à Domicile, le CIAS vous prévient et vous propose une remplaçante.

Le Service assure le suivi du dossier. Afin de connaître votre appréciation sur le service, nous vous invitons à remplir une enquête de satisfaction ci-joint après 1 mois d’intervention. Par ailleurs, une enquête annuelle vous sera adressée. Nous vous encourageons à formuler votre requête par écrit si vous êtes insatisfait ou satisfait d’une prestation.

Il réalise également le renouvellement de vos heures en cas de prise en charge financière par un organisme.

LES AIDES FINANCIERES

L’ALLOCATION PERSONNALISEE D’AUTONOMIE (APA)

L’APA est une prestation en nature affectée à une personne âgée de 60 ans et plus, en perte d’autonomie, pour l’achat de biens et de services définis par un plan d’aide personnalisé élaboré par une équipe médicosociale du Conseil Départemental (dossier à retirer au CIAS).

POUR LES PERSONNES RETRAITEES (ne bénéficiant pas de l’APA)

Une aide à domicile peut être prise en charge par l’aide sociale ou partiellement par les caisses de retraite. En fonction des ressources de la personne une participation financière peut être demandée.

L’Aide AU RETOUR à Domicile après HOSPITALISATION (ARDH) allouée par la caisse d’Assurance Retraite et de la sante au travail (CARSAT) et la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et autres caisses de retraite (RSI, CNRACL …)

Cette prise en charge est accordée après évaluation des besoins de la personne AVANT sa sortie d’hôpital, par l’assistante sociale de l’établissement.

AIDES DES MUTUELLES et/ou CONTRATS D’ASSURANCES DEPENDANCES (sans critère d’âge et selon le type de contrat)

A sa sortie d’hôpital, la personne malade peut contacter sa mutuelle ou sa compagnie d’assurance qui, étudie aussitôt sa situation et fixe un nombre d’heures d’aide à domicile. Cette aide est prise à 100 %

ACTION SOCIALE DE LA CPAM (CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE MALADIE)

Le service social de la CPAM finance sous certaines conditions des prestations d’aide à domicile aux salariés en arrêt de maladie.

POUR LES PERSONNES HANDICAPEES

Il existe des prises en charge particulières : – la Prestation de Compensation (PCH) – l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) – l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEH)

Reportez-vous au dossier qui vous est transmis pour connaître la liste des pièces à fournir pour votre dossier de demande d’aide ménagère.

POUR INFORMATION…

LE CHEQUE EMPLOI SERVICE UNIVERSEL PREFINANCES (CESU) est un chèque pré financé (pour un montant donné) qui permet de régler les services à la personne effectués par le CIAS à votre domicile.

Certains employeurs, mutuelles, assisteurs l’utilisent en finançant une partie, ce qui diminue le coût du service pour vous.

DEDUCTION FISCALE

Les foyers imposables ont la possibilité de déduire de leurs impôts 50 % des dépenses engagées au titre de l’Aide à Domicile dans la limite d’un plafond de déduction défini par la Loi de Finances en vigueur.

 

 

CHARTE DES DROITS ET LIBERTES

DE LA PERSONNE ACCUEILLIE

J.O n° 234 du 9 octobre 2003

 


Article 1er
Principe de non-discrimination

Dans le respect des conditions particulières de prise en charge et d’accompagnement, prévues par la loi, nul ne peut faire l’objet d’une discrimination à raison de son origine, notamment ethnique ou sociale, de son apparence physique, de ses caractéristiques génétiques, de son orientation sexuelle, de son handicap, de son âge, de ses opinions et convictions, notamment politiques ou religieuses, lors d’une prise en charge ou d’un accompagnement, social ou médico-social.

Article 2
Droit à une prise en charge
ou à un accompagnement adapté

La personne doit se voir proposer une prise en charge ou un accompagnement, individualisé et le plus adapté possible à ses besoins, dans la continuité des interventions.

Article 3
Droit à l’information

La personne bénéficiaire de prestations ou de services a droit à une information claire, compréhensible et adaptée sur la prise en charge et l’accompagnement demandé ou dont elle bénéficie ainsi que sur ses droits et sur l’organisation et le fonctionnement de l’établissement, du service ou de la forme de prise en charge ou d’accompagnement. La personne doit également être informée sur les associations d’usagers oeuvrant dans le même domaine.

La personne a accès aux informations la concernant dans les conditions prévues par la loi ou la réglementation. La communication de ces informations ou documents par les personnes habilitées à les communiquer en vertu de la loi s’effectue avec un accompagnement adapté de nature psychologique, médicale, thérapeutique ou socio-éducative.

 

Article 4
Principe du libre choix, du consentement éclairé
et de la participation de la personne

Dans le respect des dispositions légales, des décisions de justice ou des mesures de protection judiciaire ainsi que des décisions d’orientation :

1° La personne dispose du libre choix entre les prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le cadre d’un service à son domicile, soit dans le cadre de son admission dans un établissement ou service, soit dans le cadre de tout mode d’accompagnement ou de prise en charge ;

2° Le consentement éclairé de la personne doit être recherché en l’informant, par tous les moyens adaptés à sa situation, des conditions et conséquences de la prise en charge et de l’accompagnement et en veillant à sa compréhension.

3° Le droit à la participation directe ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en oeuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.

Lorsque l’expression par la personne d’un choix ou d’un consentement éclairé n’est pas possible en raison de son jeune âge, ce choix ou ce consentement est exercé par la famille ou le représentant légal auprès de l’établissement, du service ou dans le cadre des autres formes de prise en charge et d’accompagnement.

Ce choix ou ce consentement est également effectué par le représentant légal lorsque l’état de la personne ne lui permet pas de l’exercer directement. Pour ce qui concerne les prestations de soins délivrées par les établissements ou services médico-sociaux, la personne bénéficie des conditions d’expression et de représentation qui figurent au code de la santé publique.

La personne peut être accompagnée de la personne de son choix lors des démarches nécessitées par la prise en charge ou l’accompagnement.

 

Article 5
Droit à la renonciation

La personne peut à tout moment renoncer par écrit aux prestations dont elle bénéficie ou en demander le changement dans les conditions de capacités, d’écoute et d’expression ainsi que de communication prévues par la présente charte, dans le respect des décisions de justice ou mesures de protection judiciaire, des décisions d’orientation et des procédures de révision existantes en ces domaines

 

Article 6
Droit au respect des liens familiaux

La prise en charge ou l’accompagnement doit favoriser le maintien des liens familiaux et tendre à éviter la séparation des familles ou des fratries prises en charge, dans le respect des souhaits de la personne, de la nature de la prestation dont elle bénéficie et des décisions de justice. En particulier, les établissements et les services assurant l’accueil et la prise en charge ou l’accompagnement des mineurs, des jeunes majeurs ou des personnes et familles en difficultés ou en situation de détresse prennent, en relation avec les autorités publiques compétentes et les autres intervenants, toute mesure utile à cette fin. Dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et du souhait de la personne, la participation de la famille aux activités de la vie quotidienne est favorisée.

Article 7
Droit à la protection

Il est garanti à la personne comme à ses représentants légaux et à sa famille, par l’ensemble des personnels ou personnes réalisant une prise en charge ou un accompagnement, le respect de la confidentialité des informations la concernant dans le cadre des lois existantes.

Il lui est également garanti le droit à la protection, le droit à la sécurité, y compris sanitaire et alimentaire, le droit à la santé et aux soins, le droit à un suivi médical adapté.

Article 8
Droit à l’autonomie

Dans les limites définies dans le cadre de la réalisation de sa prise en charge ou de son accompagnement et sous réserve des décisions de justice, des obligations contractuelles ou liées à la prestation dont elle bénéficie et des mesures de tutelle ou de curatelle renforcée, il est garanti à la personne la possibilité de circuler librement. A cet égard, les relations avec la société, les visites dans l’institution, à l’extérieur de celle-ci, sont favorisées. Dans les mêmes limites et sous les mêmes réserves, la personne résidente peut, pendant la durée de son séjour, conserver des biens, effets et objets personnels et, lorsqu’elle est majeure, disposer de son patrimoine et de ses revenus.

 

Article 9
Principe de prévention et de soutien

Les conséquences affectives et sociales qui peuvent résulter de la prise en charge ou de l’accompagnement doivent être prises en considération. Il doit en être tenu compte dans les objectifs individuels de prise en charge et d’accompagnement.

Le rôle des familles, des représentants légaux ou des proches qui entourent de leurs soins la personne accueillie doit être facilité avec son accord par l’institution, dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et des décisions de justice.

Les moments de fin de vie doivent faire l’objet de soins, d’assistance et de soutien adaptés dans le respect des pratiques religieuses ou confessionnelles et convictions tant de la personne que de ses proches ou représentants.

Article 10
Droit à l’exercice des droits civiques
attribués à la personne accueillie

L’exercice effectif de la totalité des droits civiques attribués aux personnes accueillies et des libertés individuelles est facilité par l’institution, qui prend à cet effet toutes mesures utiles dans le respect, si nécessaire, des décisions de justice.

Article 11
Droit à la pratique religieuse

Les conditions de la pratique religieuse, y compris la visite de représentants des différentes confessions, doivent être facilitées, sans que celles-ci puissent faire obstacle aux missions des établissements ou services. Les personnels et les bénéficiaires s’obligent à un respect mutuel des croyances, convictions et opinions. Ce droit à la pratique religieuse s’exerce dans le respect de la liberté d’autrui et sous réserve que son exercice ne trouble pas le fonctionnement normal des établissements et services.

Article 12
Respect de la dignité de la personne et de son intimité

Le respect de la dignité et de l’intégrité de la personne est garanti.
Or la nécessité exclusive et objective de la réalisation de la prise en charge ou de l’accompagnement, le droit à l’intimité doit être préservé.

 


 

CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE AGÉE EN SITUATION DE HANDICAP

 

Chartre des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance

 

Cette charte a pour objectif d’affirmer la dignité de la personne âgée en situation de handicap ou devenue dépendante et de rappeler ses libertés et ses droits ainsi que les obligations de la société à l’égard des plus vulnérables.

 

1-Choix de vie

Toute personne âgée devenue handicapée ou dépendante est libre d’exercer ses choix dans la vie quotidienne et de déterminer son mode de vie.

2- Cadre de vie

Toute personne âgée en situation de handicap ou de dépendance doit pouvoir choisir un lieu de vie – domicile personnel ou collectif- adapté à ses attentes et à ses besoins.

3- Vie sociale et culturelle

Toute personne âgée en situation de handicap ou de dépendance conserve la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie en société.

4- Présence et rôle des proches

Le maintien des relations familiales, des réseaux amicaux et sociaux est indispensable à la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance.

5- Patrimoine et revenus

Toute personne âgée en situation de handicap ou de dépendance doit pouvoir garder la maîtrise de son patrimoine et de ses revenus disponibles.

6- Valorisation de l’activité

Toute personne âgée en situation de handicap ou de dépendance doit être encouragée à conserver des activités.

7- Liberté d’expression et liberté de conscience

Toute personne doit pouvoir participer aux activités associatives ou politiques ainsi qu’aux activités religieuses et philosophiques de son choix.

8- Préservation de l’autonomie

La prévention des handicaps et de la dépendance est une nécessité pour la personne qui vieillit.

9- Accès aux soins et à la compensation des handicaps

Toute personne âgée en situation de handicap ou de dépendance doit avoir accès aux conseils, aux compétences et aux soins qui lui sont utiles.

10- Qualification des intervenants

Les soins et les aides de compensation des handicaps que requièrent les personnes malades chroniques doivent être dispensés par des intervenants formés, en nombre suffisant, à domicile comme en institution.

11- Respect de la fin de vie

Soins, assistance et accompagnement doivent être procurés à la personne âgée en fin de vie et à sa famille.

12- La recherche : une priorité et un devoir

La recherche multidisciplinaire sur le vieillissement, les maladies handicapantes liées à l’âge et les handicaps est une priorité. C’est aussi un devoir.

13- Exercice des droits et protection juridique de la personne vulnérable

Toute personne en situation de vulnérabilité doit voir protégés ses biens et sa personne.

14- L’information

L’information est le meilleur moyen de lutter contre l’exclusion.

 

 

  • Siège social de la CCBDP

    36 Boulevard Stalingrad
    24150 LALINDE
    Tél. : 05 53 73 56 20
    Fax : 05 53 73 56 21

    Email : ccbdp@ccbdp.fr

    Horaires d’ouverture :
    8h30—12h30 / 13h30—17h30